ABBAU. 2016 14oct.

ABBAU. 2016 14oct.

 

ABBAU, 2016

Nous souhaitions nous engager, dans la mesure de nos possibilités, et apporter un point de vue externe pour revitaliser l’une des vitrines de l’établissement. La mise au travail remonte à environ dix mois. Il a fallut ce temps pour que la chose germe et voie le jour. La collaboration des deux artistes choisis pour ce faire, Marie MATUSZ jeune diplômée de la haute école d’art et de design et Edgard SOARES plus ancien mais issus de la même école, s’est faite en partie à distance. Nous sommes ravis de présenter ABBAU 2016.

A.Remor F.Taghavi

marie MATUSZ & edgard SOARES

vernissage vendredi 14 oct.

ABBAU, 2016 La relation à l’image est essentielle dans l’œuvre ABBAU. C’est une peinture en mouvement, un portrait sans visage d’une relation au temps. L’arrêt est inexistant, le spectateur observera toujours de son œil le mouvement. Les surfaces contiennent une profondeur qui leur est propre et qui tentent de fausser la capture définie du reflet qui y apparaît.

 

ABBAU est un tableau installatif. L’espace se questionne ici au travers de rythmes et de mouvements internes et externes jouant avec la perception du spectateur, du passant de rue. L’illusion de l’image, c’est un ensemble de surfaces texturées renvoyant des objets externes et réels. L’enjeu de la pièce est d’intégrer en elle-même tant une construction qu’une déconstruction de rythmes. Les reflets miroités renvoient au principe cinématographique de l’image cristal, lorsque l’image actuelle qui apparait est finalement construite d’une virtualité temporaire ; Jusqu’à ce que le regard se trouve finalement en hors-champs. Les architectures intérieures de cet espace se déploient infiniment dans un cadre limité, pictural.

 

Le titre, ABBAU, trouve son origine dans des textes Husserlien et Heideggerien, que Derrida reprît ensuite en décontextualisant le sens. ABBAU signifie le temps de la déconstruction. C’est un circuit interne, qui se nourrie et se désintègre simultanément. L’image miroir est comprise ici dans ce sens, que ce qu’elle capte n’est en soit jamais inscrit à jamais. Les objets qui préfigurent dans l’œuvre, appartiennent à une époque révolue du lieu spécifique Remor, mais trouvent toujours un lien fort avec les activités actuelles qui y sont menées. La temporalité des objets jongle avec leur démonstration et leur mouvement, un temps actifs et soudainement fixes.

M.Matusz